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Discours d’investiture du Président Fondateur du Rassemblement Pour la République (RPR) à l’occasion du deuxième Congrès Ordinaire à Bangui

Le 12 septembre 2020 au Complexe Omnisports

Très Grand Ouvrier François BOZIZE YANGOUVONDA Ancien Président de la République, Président Fondateur du KNK

Mesdames et Messieurs les Présidents des Institutions de la République ; Messieurs les Membres du Gouvernement ;

Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs Chefs de Missions Diplomatiques postes Consulaires et les Représentants des Organisations Internationales ;

Monsieur le Directeur de Cabinet Représentant du Ministre de l’Administration du Territoire ;

Mesdames et Messieurs les Présidents des partis politiques et des personnalités politiques indépendantes ;

Monsieur le Président et les membres du Comité d’Organisation ;

Mesdames et Messieurs Membres du Cabinet et du Comité Central du Rassemblement Pour République (RPR) ;

Mesdames et Messieurs, distinguées personnalités, en vos rangs, grades et qualités tout protocole observé.

Mesdames et Messieurs,

Le 27 décembre 2020, le Peuple centrafricain se rendra aux urnes pour élire un nouveau Président de la République, Chef de l’Etat, et les députés à l’Assemblée Nationale.

Pour répondre à l’appel pressant au changement et au renouvellement des valeurs qui sont au plus profond de notre Peuple meurtri par les différents évènements malheureux qui ont secoué notre pays la République Centrafricaine.

Investi par mon Parti, le Rassemblement pour la République (RPR), j’ai décidé de présenter ma candidature à l’élection présidentielle.

Aujourd’hui nous avons l’immense joie de terminer les travaux du deuxième Congrès Ordinaire de notre grand parti le RPR que nous chérissons tous.

Mais avons tout, notre pensée tourne vers les compatriotes, qui ont perdu leurs vies pendant les évènements douloureux que notre pays a connus. Ils nous ont légué en héritage l’amour de notre patrie, le bon sens partisan et patriotique, le devoir citoyen et la volonté acharnée de faire avancer notre pays vers des objectifs que nous avons tous établis afin d’apporter le vrai changement dans le pays à travers les nobles idéaux de notre parti le Rassemblement Pour la République.

Le RPR, parti politique légalement reconnu, créé le 28 janvier 2013, dont je porterai le flambeau, s’est fait connaître à l’occasion des scrutins de décembre 2015, comme une des formations politiques les plus dynamiques, ayant une solide assise nationale.

Je voudrais vous révéler ma vision en ces instants. Ce que, vous voyez autant que moi. Je vois cette forte mobilisation des militantes et militants, des amis et amoureux du Rassemblement Pour la République unis, inébranlables, serrés coude-à-coude, liés, que rien, jamais rien ne peut désunir, bien juxtaposés pour les besoins de la cause noble de notre parti politique.

Ma vision me convainc en ce jour. C’est que votre grande mobilisation témoigne aux yeux du monde que notre entité politique, respire, vit et grandit majestueusement. Il est plein d’avenir, plein de sève, verdoyant, en dessous duquel le peuple centrafricain, peut s’assoir et dialoguer afin de se réconcilier avec lui-même pour se tourner résolument vers un but essentiel, celui de construire une société centrafricaine éprise de paix, de bonheur, du bien-être, du mieux-être, du vivre ensemble et de tolérance. Nous sommes satisfaits, oui entièrement satisfaits de voir ce qui se passe en ces instants ici dans notre deuxième Congrès Ordinaire.

Chers congressistes,

Vous êtes réellement engagés pour le combat du vrai changement, ensemble avec moi, le Président du parti Rassemblement Pour la République. Je voudrais vous en rendre un grand hommage.

– Hommage à vous jeunesse du RPR, arbres forts, verdoyants, avenir de notre lutte, mobilisée à jamais pour le changement.

– Hommage à vous femmes du RPR, braves branches de nos verdoyants arbres, fidèles gardiennes de nos assises sous l’arbre à palabre, arbre de dialogue, de réconciliation et de paix. Votre engagement sans faille assure sans équivoque les réussites de notre grand parti.

– Hommage à vous amis et sympathisants du RPR, votre fidélité, abnégation et sagesse assurent nos pas et les rendent à jamais fermes.

Je ne doute pas de pouvoir compter sur le soutien des militantes, militants, sympathisants, de notre Parti, qui sont nombreux, ainsi que de tous les compatriotes, encore plus nombreux, qui trouveront dans les valeurs et idéaux de notre Parti et dans nos engagements les réponses à leurs attentes et préoccupations.

La politique est l’art d’apporter des propositions concrètes et de trouver des solutions pour le bien de la communauté. Cependant, il y a beaucoup de dérapages à l’approche de ces échéances électorales, c’est pourquoi je lance un appel à tous les compatriotes de ne céder à des provocations de quelque nature que ce soit.

Une fois élu Président de la République, Chef de l’Etat, je puiserai dans ma longue expérience de cadre de parti, de Parlementaire, de Vice – Président de l’Assemblée nationale, de Président du Conseil National de Transition (CNT) et d’Ancien Chef d’Etat, les ressources afin de réussir ma mission pour le développement de notre pays le Centrafrique.

L’adoption par référendum d’une nouvelle Constitution, suivie de l’élection du Président de la République et des nouveaux Députés à l’Assemblée nationale en 2016, ont suscité de grands espoirs au sein de notre peuple, espoir de paix et sécurité retrouvé, de relance de l’économie et du développement.

Les nouvelles Autorités portées à la tête de l’Etat ont rassuré les centrafricains, de leur ferme volonté à cet effet et leur détermination à redonner à nos concitoyens leur dignité.

L’ensemble des forces politiques, toutes tendances confondues étaient disposées à apporter leur concours à l’œuvre de salut public revenant ainsi au Pouvoir en place et le lui avaient exprimé leur total soutien.

Malheureusement, le bilan des cinq années du régime au pouvoir reste très largement en deçà des attentes du peuple centrafricain.

Comme conséquence, le pays est coupé en deux, l’autorité de l’Etat ne s’étendant pas au-delà d’une ligne passant par Sibut, avec plus de 80 % du territoire sous contrôle de groupes armés, continuant en toute impunité leurs exactions et crimes sur la population civile, les pillages des immenses ressources nationales des zones occupées , au détriment des centrafricains, : or, diamants, café, etc

A ce jour, on enregistre 600.000 réfugiés centrafricains à l’étranger, plus de 600.000 autres, déplacés internes, et environ 2.500.000 personnes menacées de famine, les populations ne pouvant plus aller librement et en sécurité aux champs, à la pêche, à la chasse.

Dans de larges zones, les enfants ne sont plus allés à l’école depuis sept (7) ans et l’instruction s’est effondrée.

Les services de santé sont négativement impactés.

Tout cela aurait pu être différent si le Pouvoir en place avait pris une autre voie, celle de la cohésion nationale et de l’unité tout en faisant appel à toutes les compétences.

L’Etat neutre et impartial a cédé au favoritisme, au clientélisme, aux recrutements et nominations dans l’administration et autres services publics, sur des bases partisanes, claniques, et autres, et non de mérite, de compétences et d’intégrité, engendrant les plus grandes frustrations.

Les entraves les plus sévères à certains droits et libertés publiques sont devenues monnaie courante, notamment le droit de manifester publiquement et pacifiquement. Les plaintes en justice déposées à l’encontre de certaines personnalités proches du Pouvoir, pour diffamation, injures restent bloquées depuis des années.

Les Institutions de la République sont secouées par des scandales à répétition liés à la corruption de leurs membres et dévoilée au grand jour. Des députés élus sous la bannière d’un Parti sont débauchés sans état d’âme et sans égard aucun pour les électeurs qui ont porté leurs voix sur leurs candidatures.

L’appât du gain facile, la cupidité font des ravages.
La République Centrafricaine risque de devenir la terre du blanchiment et de tous les trafics.

Tous les immeubles d’habitation de l’Etat sont vendus, sans respect des règles de publicité prévues par les textes et si l’on n’y prend garde, toutes les terres seront achetées par des étrangers et le pays en fin de compte ne nous appartiendra plus.

Tel est l’état physique et moral du Centrafrique au jour d’aujourd’hui.

Bilan plutôt triste !

Un autre cap doit être résolument pris pour promouvoir de nouvelles valeurs, impulser de nouvelles orientations au cours des affaires publiques en Centrafrique et relever le pays.

C’est dans ce grand dessein que je me présente en répondant oui à l’appel des militantes, militants et sympathisants de mon parti.

Je connais les attentes de notre Peuple, pour la paix, la sécurité, le développement et le progrès.

C’est pourquoi, je m’engage solennellement, une fois élu, à faire du rassemblement, du dialogue, de la recherche du consensus et de la réconciliation, le socle de mon action.

Le rétablissement de la sécurité, de la paix, la mise hors d’état de nuire des forces négatives, la restauration de l’autorité de l’Etat, le redéploiement des services publics sur toute l’étendue du territoire seront dans les priorités de mon programme.

Nous avons tous vécu dans nos chairs ce que cela signifie pour un pays que de ne pas disposer de forces armées nationales opérationnelles et bien organisées, aguerries.

Je m’engage à poursuivre la reconstruction de l’Armée nationale et des forces de défense et de sécurité, en visant en priorité à en faire un outil de défense véritablement républicain.

L’effectif des éléments de Forces Armées Centrafricaines, de la Gendarmerie et de la Police Nationales de défense ne permet pas d’assurer ne serait-ce que 10% de la couverture sécuritaire de la population.

Aujourd’hui le ratio de sécurité au niveau national est faible en raison d’un élément de sécurité pour 500 centrafricains.

C’est dire que la couverture sécuritaire de l’ensemble des cinq (5) millions d’habitants demeure une question très préoccupante et nécessite une action urgente et des mesures fortes.

Pour cela, j’envisage d’adopter d’autres stratégies dans le budget de l’Etat pour y faire face.

Il est certain qu’à partir du budget de l’Etat de faire des économies dans le but de réduire le train de vie de l’Etat. Une économie de 30 milliards de franc Cfa sera dégagée et pourra valablement servir pour former et renforcer nos troupes qui auront la charge de sécuriser le territoire, les personnes et les biens. Ainsi, nous avons identifié dans le budget 2020 des lignes budgétaires non essentielles de certaines institutions qui permettront un recrutement annuel de trente mille (30 000) hommes.

A ce rythme, à la fin de mon mandat, l’effectif global de nos Forces de défense et de sécurité atteindrait cent cinquante mille (150 000) hommes.

Le but est de relever le ratio sécuritaire d’un élément de sécurité pour trente-trois (33) centrafricains ; ceci afin de garantir la sécurité de nos frontières, la paix, la stabilité de nos institutions démocratiques, ainsi que d’offrir un climat serein propice au développement harmonieux et paisible des initiatives publiques et privées de développement.

Le but est également de permettre le redéploiement de l’administration et la restauration de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble de l’étendue du territoire national.

Je m’engage à assurer une éducation de qualité dispensée aux jeunes centrafricains de toutes les couches et régions, en privilégiant la promotion de l’enseignement scientifique, professionnel, technique, et l’esprit d’entreprise de programmes d’auto-prise en charge.

Je m’engage à garantir l’accès à des soins de santé adéquats pour tous, l’amélioration de l’habitat, de l’hygiène, de l’accès à l’eau potable, à l’énergie renouvelable, le développement des télécommunications et de l’internet.

Je m’engage à renforcer les réformes de l’Administration afin de doter les services publics administratifs de cadres et agents bien formés, compétents et qualifiés, de les rapprocher de la population.

Je m’engage à traduire dans les faits la loi portant organisation et fonctionnement des collectivités territoriales. Je veillerai à doter ces collectivités locales des moyens financiers et humains nécessaires à leur développement.

Je m’engage à veiller à ce que l’exploitation des immenses ressources naturelles, du sol et du sous – sol de la République Centrafricaine, soit menée dans l’intérêt du peuple centrafricain, et en respect de l’environnement et ceci dans la transparence.

La mobilisation des ressources de l’Etat sera poursuivie activement afin de permettre le financement de ses actions et la réalisation des investissements de bases pouvant soutenir le développement.

La lutte contre la corruption et la gabegie sera dans les priorités de ma politique.
Notre pays doit se relever. Il doit faire notre fierté comme celle des générations à venir. J’aurai besoin du soutien et du concours de tous, de l’union autour de moi pour réussir. Ensemble, nous réussirons.
Nous réussirons pour le Centrafrique.
Je déclare clôt les travaux du deuxième Congrès Ordinaire de notre rassemblement.

Vive la République !
Vive le Centrafrique ! Que Dieu vous bénisse !!!

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